Manifeste

Qui je suis

Mon curriculum-vitae peut être vite exposé : j’ai 41 ans, et j’ai deux enfants de 14 et 9 ans. Je suis ingénieur et docteur en informatique, et actuellement maître de conférences (« prof de fac », comme on dit), en informatique toujours, à l’ENSEIRB-MATMÉCA, une école nationale d’ingénieurs située à Talence, dans la banlieue de Bordeaux.

J’adore les sciences (je suis tombé dans l’informatique quand j’étais petit), mais je considère qu’un individu complet doit s’intéresser également aux humanités et à la vie de la cité. De fait, j’ai toujours aimé sortir de ma discipline pour explorer d’autres domaines.

C’est pour les mêmes raisons que les habitants de l’agglomération bordelaise ont pu me voir sur TV7 Bordeaux, la chaîne de télévision locale regardée par plus de 400.000 téléspectateurs, sur laquelle j’ai animé pendant trois ans la chronique Internet hebdomadaire multidiffusée « Double Clic », où j’ai cherché à démocratiser les technologies de l’information en privilégiant ses usages communautaires et non marchands. J’y ai appris à parler devant les caméras (142 émissions, ça commence à compter), ce qui est un tout autre exercice que de parler devant une audience humaine, fût-elle un amphithéâtre de 600 personnes. Ça, j’ai aussi dû l’apprendre.

Ce que j’ai fait

Je ne suis pas un homme d’appareil. Je viens de ce qu’on appelle de nos jours la « société civile ». J’ai un emploi qui m’occupe plus qu’à plein temps, et le fait d’être élu n’est donc pas pour moi une question alimentaire. Ce n’est pas non plus pour cela que je considère la politique comme un hobby : j’ai des convictions, que je souhaite mettre en œuvre à travers un projet concret et utile.

Mon engagement associatif et politique n’est pas récent, et a toujours suivi une ligne claire : faire en sorte que les droits et libertés fondamentaux ne soient pas dissous dans la technique ni dans les intérêts privés.

À ce titre, je suis révolté par le bradage des biens et du bien-être publics réalisé en si peu de temps par la droite sarkozienne : réduction des crédits alloués à l’éducation, à la santé et à la justice, remise en cause de l’indépendance de celle-ci, réductions d’impôts pour les plus riches (alors que les personnes les plus aisées ne dépensent majoritairement pas dans les secteurs qui maintiennent le plus d’emplois), suppression du financement publicitaire des télévisions publiques (qui fait incidemment augmenter les revenus et les actions des chaînes privées des amis de M. Sarkozy) prétendument compensée par une taxe sur les abonnements Internet (ce qui n’a aucun rapport, mais cadre avec la logique que beaucoup doivent payer pour le bénéfice de quelques-uns), etc.

Parmi mes actions passées :

Concernant mes actions locales :

  • J’ai présidé l’association de défense de la plus ancienne école municipale publique de Talence, que le maire (Modem-UMP) voulait livrer aux promoteurs. J’y ai fait mes premières armes juridiques sur les recours au tribunal administratif. L’école ne fut pas détruite mais ses bâtiments rénovés. Ça fait plaisir de débuter par une victoire.
  • J’ai participé aux campagnes d’Alain Rousset à Bordeaux et de Gilles Savary à Talence pour les élections municipales de 2008.

Ce que je veux

Même si mes actions passées ont eu une forte dominante technique, je ne souhaite pas juste être le héraut des « geeks » (mordus d’informatique) ni me cantonner aux seules questions scientifiques, même si, du fait de la révolution numérique, de plus en plus larges champs de la vie sociale se trouvent sous la coupe d’un traitement technique.

Mes convictions de gauche sont profondes, et vont dans le sens d’une régulation du capitalisme (rationnalisation et responsabilisation de l’usage des ressources, soutenabilité des activités économiques, développement durable, augmentation du coût des énergies fossiles afin de relocaliser les productions, incitation au développement des transports en commun et des énergies renouvelables, frein des échanges financiers spéculatifs au moyen d’une taxe de type « Tobin », contrôle des « hedge funds », prêts à la création d’entreprise, etc.) permettant de favoriser les initiatives individuelles tout en limitant la capacité d’influence des groupes d’intérêts privés face à la puissance publique et à l’intérêt général. Je suis pour un système éducatif fort et indépendant instruisant de futurs citoyens actifs et responsables et non des consommateurs surendettés. Je souhaite l’émancipation des pays en développement, qui doivent être vus comme des partenaires et des égaux et non des vassaux à piller.